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De l'illusion de la réalité au piège des
apparences
Riccardo Pocci enregistre, immortalise une architecture. Les gares
offrent ainsi un terrain de chasse privilégié - lieu par excellence de
passage - point de départ et de non retour.
Son oeuvre interroge la condition humaine et pourtant Pocci ne
représente pas. Il présente, dissèque à l'aide d'outils plastiques. Ces
structures font office de squelettes. Aucun signe de vie,
l'animation émane des rapports de couleurs, de l'épaisseur d'un
empâtement, d'un lavis d'une fluidité exemplaire.
Hymne à une autonomie picturale, Pocci met à profit son oeil de photographe au service de la peinture.
Christelle Langrené
Docteur en art contemporain
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